Echanger son prof particulier pour un tuteur, le modèle d’Alveus pour aider vos enfants à réussir à l’école

On ne crée pas une entreprise par hasard et cela vient souvent de l’envie de résoudre un problème rencontré dans son quotidien. Arthur donnait des cours particuliers pendant ses études mais il les a rapidement faits évoluer vers du tutorat, cherchant à ce que les élèves progressent plus durablement. Et ça a fonctionné ! C’est sur ce constat qu’il a eu envie de fonder Alveus avec Alexis, son co-fondateur et ami d’enfance. Discutons un peu avec Alexis d’école, de méthode de travail et d’entrepreneuriat. À la découverte d’Alveus si vous le voulez bien !

À l’origine d’Alveus, nous sommes deux amis d’enfance et maintenant deux co-fondateurs. Arthur en charge de la pédagogie et moi-même Alexis qui m’occupe des clients. Arthur a eu cette idée il y a 5 ans, après avoir passé un certain nombre d’heures à donner du soutien scolaire. L’envie était de trouver un modèle qui ferait véritablement progresser les élèves. Non pas en cherchant une manière plus efficace de leur perfuser du savoir, mais en changeant leur façon de voir leurs cours et leur apprentissage.

Quand il était étudiant, Arthur avait cherché à transformer ses cours particuliers en séances de travail collectives. Plutôt que de passer une heure à se faire interroger ou à recevoir les réponses qu’ils avaient sur le bout de la langue, il a constaté qu’il était bien plus efficace que les enfants soient face à leurs devoirs, en avançant à leur rythme tout en bénéficiant du soutien du prof, sans pression !

Et puis le fait de fonctionner en groupe permettait de donner une ambiance studieuse où tout le monde se mettait à travailler et où les enfants apprenaient à s’entraider (comme dans une… ruche, si vous ne l’aviez pas encore deviné, nous sommes de grands amateurs d’apiculture et du fonctionnement en ruche des abeilles).

La technique du tutorat n’est pas notre invention ! Elle est très utilisée par les étudiants en médecine par exemple, et par tous les étudiants du monde quand ils se regroupent à plusieurs pour travailler et se poser des questions (ça s’appelle du co-learning). On adapte seulement les méthodes d’apprentissage pour que les collégiens et lycéens en tirent tout le potentiel.

Avec l’expérience d’Arthur, nous avons eu l’idée qu’Alveus serait un lieu où travailler ses cours lors des tutorats mais aussi un espace de travail accessible tous les jours, comme une bibliothèque ! Et c’est pour le mettre en pratique que je l’ai rejoint. J’étais convaincu que la vision d’Arthur enrichissait le marché du soutien scolaire et que cela servait aux enfants.

La création d’Alveus s’est donc faite toute naturellement.

Nous n’avons jamais cherché à être entrepreneurs ou même une idée d’entreprise. Nous avions tous les deux des âmes de créateurs et en grandissant l’occasion s’était plusieurs fois présentée de monter des projets (notamment sous forme d’association). Mais ce n’était pas une fin en soi. Si le projet ne nous était pas venu, il y a fort à parier que nous ne nous serions pas lancés.

D’ailleurs, nous n’avons pas les mêmes parcours. Cela nous rend très complémentaires et c’est idéal dans notre travail mais cela prouve bien aussi qu’il n’y a pas de voie type pour entreprendre. Ce qu’il faut pour se lancer, c’est un projet !

Après mon école de commerce, j’ai eu envie de découvrir le conseil et d’apprendre d’une entreprise établie, aux procédures, outils, méthodes et organisations claires. C’était très enrichissant pour le rôle que j’allais tenir, sans le savoir, chez Alveus, et cela m’a véritablement aidé pour organiser le développement, trouver nos premiers clients et établir nos valeurs.

Arthur, lui, s’est lancé (quasi)directement après ses études d’ingénieur et il est depuis le cœur du concept, de notre méthode. C’est son expérience qui l’a nourrit, lui aura donné les prémices de sa vision du tutorat et de la pédagogie qu’il continue de développer aujourd’hui.

Pour revenir sur l’accompagnement proposé dans les Ruches, nous avions ce postulat de base qui est que passé un certain niveau de difficulté dans son parcours scolaire, il n’y a que le travail qui paye… le talent ne suffit plus. Il faut alors se créer une relation au travail et s’investir dedans. Les hauts et les bas sont légion mais il faut garder la conviction que l’on peut réussir et toujours aller de l’avant. Une fois que ce principe était bien ancré, cela nous a aidé à vraiment faire en sorte que l’échec ne soit pas tabou à la ruche.

D’ailleurs, les tuteurs sont des étudiants, comme des grands-frères/soeurs pour nos élèves. Ils parlent de leurs journées, demandent aux élèves comment se sont passés leurs devoirs, leurs notes. On cherche à faire en sorte que cela se fasse sans jugement.

Quand cela est nécessaire, on les aide à prendre du recul sur leurs résultats, sur eux-mêmes et d’aller chercher une progression permanente. Nous l’avons aussi vécu dans nos études, aussi bien Arthur que moi. Les notes devaient être vues de manière relative. Parfois, on met en place un plan qui se déroule sans accroc nous plaçant parmi les meilleurs et en même temps, à notre mauvaise surprise, on peut recevoir une autre note, mauvaise cette fois-ci. Elle semble incompréhensible, mais elle est bien réelle.

La seule technique que l’on a pu trouver pour dépasser le sentiment d’injustice, c’est de rester persuadés que l’implication et la régularité paient et permettent de progresser durablement. À se répéter en boucle.

Les 3 règles d’or pour se concentrer ?

1- Se mettre dans un environnement de travail propice, avec du calme. Loin de son téléphone portable (ou celui-ci retourné et sur silencieux). Sans attraction extérieure. 

2- Savoir ce que l’on a à faire. Comprendre la démarche du professeur et la suivre. Pourquoi ces révisions, ce DS là? Ce DM? 

3- Avoir une organisation logique: j’apprends mes cours, je m’assure que je maîtrise la méthode (la rédaction et la réflexion) puis je me lance dans les exercices en commençant par les faciles puis les difficiles

 

De manière concrète, il ne faut pas hésiter à aller demander des exercices supplémentaires ou des précisions aux profs sur la méthode ou un point du cours. Il faut également mobiliser sa famille, les tuteurs et tout son entourage pour nous aider à faire le diagnostic de ce qui nous manque. Est-ce des connaissances ? De la méthode ?

On choisit nos tuteurs de sorte à ce qu’ils soient pleins d’empathie, pédagogues, entraînants et compétents dans leurs matières. Et on est vraiment fiers de les voir interagir avec les élèves (nous, les fondateurs, n’avons pas de bureau fixe et nous travaillons dans chacune de nos ruches donc nous le constatons vraiment).

Et une autre de nos grandes fiertés c’est de voir que leur expérience chez Alveus permet à des tuteurs de trouver leur vocation et de devenir eux-mêmes profs. L’éducation nationale fait déjà un très gros et beau travail et ça ne peut être que mieux si les professeurs sont initiés à des pédagogies nouvelles. 💪

Pour finir, il y a quelques conseils rapides que l’on peut vous transmettre :

  • Lire des livres et les bons ! La collection Method’s qui regroupe les maths, la physique-chimie et du français, de la 3ème à la prépa. Lire les livres en anglais (comme les Harry Potter par exemple) et les comparer avec la version française pour comprendre les principes de l’exercice de traduction. Écouter des podcasts en anglais (comme la BBC ou d’autres émissions). Découvrir l’histoire et les livres de René Rémond, notamment Introduction à l’histoire de notre temps. Le XXème siècle de 1914 à nos jours ou Histoire du XXème siècle de Serge Bernstein et Pierre Milza.

Pour les collégiens, l’équipe aime particulièrement Le démon des Maths et Le théorème du Perroquet.

  • Un de nos tuteurs donne des ateliers sur la gestion du stress et il a fait de ce mot un moyen pour arrêter de stresser ! Donc stress pour lui signifie : S-Souffler T-Trouver ça drôle R-Respirer E-Expirer S-Sortir S-Sourire
  • Enfin, aidez vos enfants à découvrir la mémoire qu’ils possèdent: auditive, visuelle ou kinesthésique. Ils peuvent aussi avoir besoin de marier les trois selon les matières !

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